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Le 8 mai 2021, le Maire met à l’honneur les femmes résistantes des 6ème et 8ème arrondissements

Commémoration du 8 Mai 1945


Discours de Pierre Benarroche

 

Mesdames, Messieurs,

Le 8 mai, à Marseille, dans toute la France, et dans une grande partie du Monde, c’est la date de la Victoire mais à travers cela de délivrance, et de retour à la Paix.

Aujourd’hui c’est une date de gratitude.

De gratitude, pour toutes celles et tous ceux qui ont lutté, avec acharnement, sur tout le territoire, contre l’occupant, le nazisme et le totalitarisme qu’il a imposé. La liberté retrouvée, nous la devons aux résistantes, aux résistants et aux soldats et nous sommes ici, ensemble pour ne pas l’oublier.

Et bien sûr, pour ne jamais oublier les victimes innombrables de cette guerre totale qui a décimé les familles, déporté des millions de personnes parce qu’elles étaient juives, tziganes,  salves, handicapés, homosexuels, communistes, résistants.

A ma place, en tant que Maire, j’aimerais particulièrement, cette année, rendre un hommage appuyé aux femmes résistantes de notre secteur. Pourquoi aux femmes ? Car elles ont été trop souvent les oubliées de l’histoire. La majorité que je représente les remettra à l’honneur, dans la grande histoire de notre ville et la mémoire populaire.

Cette année, j’aimerais honorer la mémoire de deux femmes dont m’ont fait part les associations du quartier :

– Madame Solange FABRE, demeurant 5 rue Mireille dans le 8e arrondissement (quartier Périer) avec son mari Jean FABRE.

Ils ont fait dès le début de l’occupation de nombreux actes de résistance. Protestants, ils avaient un commerce de chaussures Boulevard Baille.

Ce magasin servait de boîtes aux lettres, de lieu de rdv et selon comment les chaussures étaient agencées dans la vitrine, c’était un renseignement… la voie était libre ou non.

Madame FABRE ne peut malheureusement plus se déplacer.

– Madame Edith KAUFMANN-MADON, habite 10 rue Albert Chabanon, dans le 6e arrondissement. Avec ses deux sœurs, elles recevaient dans leur maison de 3 étages, alors rue Puget, tous les Résistants de passage et les logeaient, le temps qu’il fallait. Ainsi les pasteurs Génatas et Moncalm, et bien sûr Albert Chabanon y ont trouvé refuge.

Des armes étaient cachées dans le petit jardin derrière la maison et la mitraillette sous le prie dieu.

Madame KAUFMANN ne peut plus se déplacer, elle vit chez sa fille.

C’est en l’honneur de ces deux femmes et de toutes les victimes de la guerre que nous devons penser.

Cette journée nationale de mémoire doit nous réunir.