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La Cômerie ouvre les portes de ses ateliers

WORLDWILD SCRIPT
Exposition et ouverture d’ateliers d’artistes
Du mercredi 17 au dimanche 21 mars 2021

avec Kent Robinson | Laurent Eisler | Estel Fonseca | Éric Minh Cuong Castaing | César Vayssié | Yoan Sorin

 


– Infos pratiques –

Uniquement sur réservation : https://www.weezevent.com/exposition-couvent-de-la-comerie

Mercredi, Jeudi, Vendredi 12h-17h
Samedi, Dimanche 11h-17h

Ateliers le samedi après midi : sculpture, terre, sérigraphie

Accès au 5 rue Lacédémone ou 202 bis rue Breteuil, 13006 Marseille

En février 2020, Montévidéo ouvre La Cômerie. Situé au coeur du parc des Soeurs franciscaines missionnaires de Marie dans le 6è arr., cet ancien couvent est aujourd’hui un projet en construction avec pour ambition de créer dans ce lieu parallèle un espace au croisement des arts et des cultures.

4 artistes plasticiens disposent ici d’un espace de travail à l’année : Kent Robinson, Laurent Eisler, Estel Fonseca et Yoan Sorin. La compagnie de danse SHONEN d’Eric Minh Cuong Castaing y a également ses bureaux.

Du 17 au 21 mars, La Cômerie ouvre les portes de ses ateliers (sur rendez-vous, en jauge limitée et dans le respect de règles sanitaires) à l’occasion d’une exposition qui permettra de découvrir les pratiques des artistes.


KENT ROBINSON — est un jeune artiste basé à Marseille. Diplômé de l’école supérieure des Beaux-Arts d’Aix-en-Provence (ESAAIX), il intègre le collectif 10 presque 11 en 2018 fondateurs du lieu la Lucarne.

Après avoir travaillé et exposé à la galerie Art-Cade ainsi qu’à Montévidéo, et assisté l’artiste John Deneuve ; il s’installe en tant que résident permanent à La cômerie.

A travers WORDWILD SCRIPT Kent Robinson présente son travail d’écriture graphique ; ses alphabets hybrides qu’il met au service d’une poésie singulière.

« Le langage comme matière, la langue comme médium. Les gestes et outils d’écriture ». Kent Robinson explore ces différentes idées dans son travail plastique à travers des médiums comme le dessin, la vidéo, et diverses techniques d’impression. Il y développe le concept d’un langage physique, matière souple et palpable utilisable par tous et en toute liberté. Chaque langue peut être utilisée de manière universelle pour jouer ou faire des collages, composer des poèmes, réinventer la grammaire ou

l’additionner avec une autre.


LAURENT EISLER — est artiste plasticien, il vit et travaille à Marseille.

Diplômé en illustration de l’école Émile Cohl de Lyon en 1998, sa recherche plastique se déploie depuis de façon multidisciplinaire. Sa pratique va du dessin contemporain à la peinture, en passant par la sculpture, le design graphique, la céramique ou encore la vidéo.

Il collabore avec des créateurs dans le champ du spectacle vivant, notamment avec le musicien Franck Litzler avec qui il conçoit des machines sonores, et le chorégraphe Jérôme Brabant pour qui il crée des vidéos et des scénographies. Son travail en peinture s’inspire des univers du jeu et la danse contemporaine. Il collabore régulièrement avec galerie Fotokino à Marseille. La revue de danse Ballroom et le

site anglais It’s Nice that, lui ont récemment consacré des portfolios. Il expose au Manège-Scène nationale de Reims en 2018.


ESTEL FONSECA — utilise le volume et la représentation vivante pour traduire dans le visible l’imprévisible et l’indéterminisme du vivant. Son projet d’artiste prend pied sur une posture de responsabilité : questionner la position de distanciation et de

domination humaine sur les autres formes de vie ainsi que la tendance humaine exacerbée à vouloir contrôler le vivant.

Elle allie une démarche d’enquête à une manière de faire spontanée qui donne forme à des contaminations symbiotiques à l’occasion d’expositions « Le tremblement est invisible » à Rennes (2016), « Sauvetage vertical » (2017), « Automne Hiver Intersaison » (2019) et « En phase de digestion »(2020) à Marseille, où elle met en valeur les phases de gestation et d’indétermination à l’œuvre dans le processus de création : faire face à l’impossible à dire, à décrire, à penser.

Ses deux derniers projets, une marche dans Marseille « Qu’entends-tu ? Que vois-tu ? La vie qui déborde » et le spectacle « S’adapter » présenté dans des festivals de performances à Marseille et en  Bretagne aspirent à participer à l’émergence d’un autre regard posé sur le vivant (et sur la maladie comme fonction inhérente à la vie), à l’émergence d’un futur alternatif où le lâcher prise, la confiance et le détachement permettent de dépasser le matérialisme du monde physique.


ERIC MINH CUONG CASTAING – est chorégraphe et artiste visuel. Ses projets dits « in socius » explorent les modes relationnels des corps à l’ère du numérique tout en prenant forme au sein de réalités sociétales, en partenariat avec des institutions (laboratoires de recherches, écoles, hôpitaux, ONG…) en dehors monde de l’art.

Son projet « L’Âge d’Or » est un parcours proposant différents points de vue liés à une réalité spécifique : une expérimentation chorégraphique rassemblant des enfants atteints de troubles moteurs et des danseurs, qui associe technicités corporelles et nouvelles technologies.

Le film capture l’émotion des enfants engagés dans une danse commune, en infinie négociation avec leurs corps insoumis à la représentation, puis au sein d’un dispositif inspiré de la « réalité virtuelle », où ces derniers sont dotés de lunettes leur permettant de voir en temps réel ce que voient les danseurs. Exaltant les particularités physiques et sensibles, envisageant l’image cinéma sous le prisme de l’esthétique vibrante des corps en mouvement, le court-métrage d’Eric Minh Cuong Castaing dérive du genre documentaire à celui d’une fiction inspirée par cette rencontre. Plus qu’un témoignage, le film restitue ces mois d’intervention du danseur-chorégraphe au sein d’un institut médico spécialisé, tout en s’affirmant comme une œuvre autonome et poétique.


CÉSAR VAYSSIÉ – et la compagnie A_FE activent un projet initié avant la pandémie : Ricorda ti che è un film comico. Souviens-toi que c’est un film comique, recommandation écrite pour lui-même par Fellini, alors en pleine dépression, sur un sparadrap collé à la caméra du tournage de Huit et demi (Otto e mezzo). Cette note émouvante contient les paradoxes que nous vivons. La vacuité de nos actions et la complexité de fabriquer dans le vide doublées d’une injonction d’État à une résilience forcée. D’une manière plus conceptuelle, l’aberration sémantique – souviens-toi que c’est – souligne le schisme entre le vivant et le filmé. À l’inverse des captations en live streaming qui pullulent, ce projet est basé sur un processus spécifique à partir duquel un spectacle et un film se construisent simultanément. Une forme rénovée où coïncident dans un geste commun l’expérience vivante (un spectacle) et sa version iconique (un film). Ce croisement des règles hybrident les us et coutumes pour une proposition totalement libre hors catégorie.

Évènement/film conçu en quelques jours, Ricorda ti che è un film comico est un exemple d’art transgenre, fragile et désinvolte, totalement comique donc tragique. C’est la version film qui sera présentée ici.


YOAN SORIN – pratique la performance au même titre que la sculpture ou la peinture dont le tout participe autant d’une pensée de la trace que d’une forme de Chaos Monde pour emprunter à Edouard Glissant quelques notions. Et en effet, « à la manière du journal de bord, la pratique de Yoan Sorin se décline selon des mythologies éclatées que l’artiste actualise à mesure de dessins et d’installations, de peintures et de performances. Comme il exerce son regard caustique et parfois acide, Yoan Sorin conjugue la prise de notes et la confection d’objets qui s’appréhendent sous le mode de rébus, slogans ou d’aphorismes, lieux de collusions de représentations. Prolixe et incisive, à l’image de ses nombreux carnets de dessin qu’il remplit de façon régulière, sa production conjugue craft et low tech, mauvais esprit et sens de la dérision.

Pour cette exposition, Yoan présentera « Danser demain », un dyptique de vidéos faisant partie d’un ensemble de recherche sur la danse restreinte. Un projet à long terme axé sur l’imposition de limites physiques à la libre manifestation de cette pratique corporelle.